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Botanique au
pays de l'encens
par José-Marie Bel et Théodore Monod,
Ed. Solibel APAY et Maisonneuve et Larose
(1996), 144 pages

Ce livre devait à l'origine se présenter
comme un catalogue-souvenir d'une expédition botanique exceptionnelle entreprise
au Yémen én avril-mai 1995 par deux spécialistes de l'environnement, amoureux du
Yémen: Théodore Monod et José-Marie Bel. L'expédition, peu ordinaire, a bien
failli ne pas voir le jour tant elle fut reporté et suspendue. Mais la chance
fut au rendez-vous en avril 1995. Les conitions climatiques et géographiques
étaient bonnes. Théodore Monod fort de ses quatre-vingt-treize ans affronta
courageusement des milieux pargois difficiles et des chaleurs intences sotout
lors de l'ascention du volcan d'Aden, et de la traversée du désert de Ramlat
Assaba'atain et d'Al-Jowl de Hadramaout où sont logés les arbres de l'Encens.
Chemin faisant l'expédition est devenue aventure et un ouvrage d'une toute autre
ampleur s'imposait.
Donc, Botanique au pays de l'encens,
qui peut être lu comme une mosaïque joyeuse, contient deux volets; le premier
est consacré à la présentation des plantes du Yémen; outre deux glossaires de
principales plantes du Yémen, avec 500 références,
une description détaillée d'une trentaine des plantes y figurent. Le second
volet présente la géologie et son influence sur les paysages yéménites; on y
remarque surtout l'intégration exemplaire –aujourd'hui menacée- de
l'architecture dans le milieu. Enfin, on trouve dans ce livre de nombreux
écosystèmes, du reportage, des photos, des gravures historiques et des
aquarelles réalisées par José-Marie Bel, et de un entretien dense et plein
d'humeur avec le professeur Monod, où l'avenir de l'espèce humaine côtoie la
curiosité scientifique.

José-Marie Bel
est président du Comité Arabia Felix, qui soutient les actions de sauvegarde du
patrimoine de l'UNESCO au Yémen. Entre France et Yémen, il passe du voyage à sa
représentation, il fait partager sa passion, monte des expositions, écrit des
livres, restaure la maison de Rimbaud à Aden, voyage encore sur les traces des
arbres à encens avec Théodore Monod. Marques de mémoire, comme les marques
laissées sur la terre ou dans l'esprit des hommes, José-Marie Bel vit du
territoire et des visages, sans cesse remués, sans cesse réappris.
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